Expositions

Le Service des archives organise, en personne et en ligne, des expositions de nos collections pour raconter l’histoire de BMO. Notre objectif est de vous permettre de mieux comprendre les moments déterminants de notre histoire.

Le développement du Canada

La nécessité de créer l’une des premières banques en Amérique du Nord à favoriser la croissance de ce qui allait devenir le Canada est l’une des principales raisons pour lesquelles les neuf fondateurs ont uni leurs efforts afin de mettre sur pied la Banque de Montréal. Depuis ses débuts, la Banque de Montréal a défendu et soutenu d’importants projets qui ont mené à l’expansion et au développement de l’Amérique du Nord. Qu’il s’agisse du financement de travaux publics ou de la mise en place des bases du système financier canadien, BMO a misé sur le progrès. Nous savons que nos progrès en tant qu’organisation renforcent notre capacité à soutenir les progrès de nos clients, des collectivités et du pays. Cette exposition met en lumière la contribution de BMO au développement du Canada.

1817 – Une première

Le 3 novembre 1817, la Banque de Montréal ouvrit ses portes en tant que première banque du Bas-Canada.

Image : Première publicité de BMO annonçant son ouverture, 1817.

Jeter les bases du système bancaire canadien

Les statuts constitutifs de la Banque, sur lesquels ses fondateurs se sont entendus, représentent sa Grande Charte. Le document contenait vingt-cinq clauses au total. Il édictait les règles et les conditions d’exercice des activités bancaires et décrivait le capital-actions de la Banque, le nombre de membres du conseil d’administration, les conditions d’admissibilité au conseil et les autres modalités assurant la « gestion appropriée des affaires de la société ». Les signataires des statuts constitutifs pouvaient difficilement s’imaginer quel serait l’effet de leurs gestes, en 1817, sur le système financier canadien dans son ensemble, car d’autres institutions se sont inspirées de cette approche.

Image : Statuts constitutifs, 1817.

Les premiers billets de banque uniformisés du Canada

Le premier billet de banque émis par la Banque de Montréal porte la signature de Robert Griffin, caissier, et de John Gray, président de la Banque, et illustre une scène du port de Montréal. Avant que la Banque de Montréal ne commence à émettre les premiers billets de banque uniformisés au Canada en 1817, la colonie n’avait pas de devise particulière et manquait régulièrement d’argent liquide. Au Canada même, la plupart des transactions se réglaient par le troc. Les marchands devaient composer avec toutes sortes de devises : shillings, francs, billets de l’armée anglaise, dollars américains, jetons de la Compagnie de la Baie d’Hudson et pesos.

Image : Banque de Montréal, Montréal, billet de 20 $,10 octobre 1817.

1818 – Tremplin pour un réseau de succursales

En 1818, quelques mois après son ouverture, la Banque de Montréal établit une agence d’envergure à Québec, puis des bureaux dans le Haut-Canada à York (maintenant Toronto), Kingston, Queenston, Perth et Amherstburg. Ainsi prenaient forme les fondements du système de banque à succursales au Canada. La Banque ouvrit également sa première agence à New York, ce qui témoigne dès le départ des liens financiers solides entre les deux voisins.

Image : Dessin de la succursale principale de Québec, 1820.

1825 – Canal de Lachine – le premier mégaprojet de BMO et du Canada

La Banque de Montréal assura un financement vital pour la construction du canal de Lachine, un projet attendu depuis longtemps et qui montra l’importance du partenariat public-privé dans la réalisation de projets de cette envergure.

À l’origine, le canal s’étendait sur 13,6 km et avait une largeur de 8,5 m au fond et de 14,6 m à la surface. Il comptait sept écluses en pierres taillées, chacune faisant 30 m de long, 6 m de large et 1,5 m de profondeur d’eau. Inauguré au mois d’août 1824, le canal de Lachine a accueilli ses premiers navires en 1825.

Image : Entrée du canal de Lachine dans le grand livre de Bytown (Ottawa), 1825.

1831 – Le projet du premier chemin de fer canadien

Il ne s’étendait que sur 25 kilomètres, mais le premier chemin de fer du pays fut intégré à une importante voie reliant Montréal et New York – un projet évidemment soutenu par la Banque de Montréal.

Image : « Canada’s First Railway », Peinture d’Alex Taylor, 1966.

1831-1890 Croissance de BMO – croître avec le Canada

La Banque de Montréal a étendu son réseau de succursales à tout le Canada, notamment en acquérant de plus petites banques régionales ou en fusionnant avec elles. Parfois, la motivation était de pénétrer un nouveau marché et de favoriser une concurrence accrue en offrant des produits et des services novateurs aux clients.

À d’autres occasions, il se pouvait que la réputation du système bancaire canadien soit en jeu à cause d’une banque en difficulté. Dans ce cas, en tant que doyenne des banques canadiennes, la Banque de Montréal se sentait responsable d’assurer la saine gestion et l’excellente réputation du système lui-même.

Image : Photographie de la succursale de la Banque Molson située à Bedford, au Québec, vers 1922.

La Banque du Canada (une banque privée), établie à Montréal, fut en 1831 la première acquisition de la Banque de Montréal.

Image : Banque du Canada, Montréal, billet de 1 $, 1er janvier 1822.

En 1838, l’achat de la Bank of the People permit à la Banque de s’installer dans ce qui est maintenant le sud de l’Ontario.

Image : The Bank of the People, Toronto, billet de 8 $, 1840.

1848 – Actions

La Banque de Montréal fut parmi les premières sociétés canadiennes à émettre des actions et celles-ci jouèrent un rôle important dans l’économie naissante du pays. Avec d’autres actions bancaires et financières, elles contribuèrent à la création d’un premier marché des valeurs mobilières dans le pays accompagné d’un système financier de commerce et d’échanges plus complexe, et, conséquemment, au développement des marchés boursiers de Montréal et de Toronto.

Image : Certificat d’action, 1848.

1864 – Nomination à titre d’agent financier du Canada

Le 1er janvier 1864, les finances du gouvernement de la province du Canada étaient transférées à la Banque de Montréal. Les capitaux et les ressources de la Banque étaient essentiels pour les activités du gouvernement colonial dans la période précédant la Confédération en 1867. La Banque tint le rôle d’agent financier du Dominion à Londres jusqu’à ce que la nouvelle Banque du Canada reprenne ces responsabilités à la fin des années 1930. Elle était non seulement l’agent financier du gouvernement du Canada, mais aussi d’une multitude de provinces, villes et municipalités à l’échelle du continent qui avaient besoin de se faire financer et représenter sur les marchés financiers de l’Atlantique Nord.

Image : Extrait du rapport annuel de BMO annonçant le transfert de comptes, 1864.

1867 – Un regard vers l’est

Le 1er juillet 1867, au moment où le Dominion du Canada prenait officiellement vie, des représentants de la Banque faisaient déjà route vers Halifax et Saint John, dans les nouvelles provinces de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick, pour y ouvrir des succursales.

À Terre-Neuve, les services bancaires aux entreprises étaient assurés par deux institutions locales qui fermèrent toutes deux leurs portes le même jour en 1894. Quatre jours plus tard, à la demande du gouvernement terre-neuvien, la Banque de Montréal envoyait un représentant à St. John’s. Moins d’un mois plus tard, la Banque ouvrait sa première succursale sur la rue Duckworth et commençait à octroyer des crédits considérables au secteur des pêcheries. Très rapidement, elle se vit confier les affaires bancaires du gouvernement de Terre-Neuve.

Image : « Bank of British North America, St. John’s, Terre-Neuve – édifice érigé en 1849 » , lithographie de W. Spreat, vers 1897.

1877 – Expansion vers l’ouest. Premier arrêt : Winnipeg

Lorsque le premier train du Canadien Pacifique est arrivé à Winnipeg en 1880, un représentant de la Banque de Montréal se tenait sur le quai afin de saluer l’événement. En effet, la Banque avait ouvert sa première succursale à Winnipeg en 1877, dans un immeuble appartenant à la Compagnie de la Baie d’Hudson, à l’angle des rues Main et Broadway. Le village ne comptait alors que 4 000 habitants. La Compagnie de la Baie d’Hudson faisait encore du commerce à l’intérieur des fortifications de Fort Garry. Seulement cinquante ans plus tard, en 1927, Winnipeg était devenue le centre financier de l’Ouest du Canada, et le troisième en importance au pays. La même année, le nombre des effets de compensation qui y étaient négociés équivalait à celui des effets de compensation combinés des 10 autres villes qui la suivaient au classement.

Image : Photographie de l’édifice de la succursale principale de Winnipeg, vers 1923.

1883 – Percée vers l’ouest – Saskatchewan

La succursale de Regina a ouvert ses portes en 1883. Elle se trouvait dans un bâtiment à charpente de bois à deux étages, situé à l’angle nord-ouest de l’avenue Victoria et de la rue Lorne. Avec le temps, les gens de la région en vinrent à la surnommer « The Little Bank of the Moose Mountain Trail » (la petite banque du chemin de Moose Mountain).

Image : Photographie du deuxième emplacement de la succursale de Regina, 1897.

1886 – Percée vers l’ouest – Alberta

En 1886, la Banque ouvrit une succursale à Calgary, dans un magasin à charpente de bois loué, sur la 8e avenue.

Image : Lettre décrivant l’état de la toute nouvelle succursale de Calgary, 26 octobre 1886.

1887 – Percée vers l’ouest – Colombie-Britannique

La première succursale à l’ouest des Rocheuses (Vancouver, 1887) complétait notre réseau qui s’étendait désormais d’un océan à l’autre.

Image : Photographie de la succursale de Vancouver, 1900.

Années 1960 – Churchill Falls

La Banque de Montréal fut le gestionnaire principal du financement de grands projets hydroélectriques comme Churchill Falls et La Grande à la baie James, respectivement à la fin des années 1960 et 1970. À l’époque, ces projets ont profité des plus importantes facilités de crédit jamais accordées à une entreprise privée ou publique, au monde.

Image : Photographie de l’inauguration des travaux à Churchill Falls, 1967.

2016 – Voyez tout le chemin que nous avons parcouru.

Lorsque la Banque de Montréal ouvrit ses portes en 1817, son capital s’élevait à 150 000 $. Soixante-quinze ans plus tard, elle était devenue un géant parmi les banques, avec un capital de 54 millions de dollars, le plus élevé de toutes les banques nord-américaines. Elle avait donc multiplié son avoir initial par 360, tandis que la population canadienne n’avait que décuplé.

Image : Représentation de la croissance des dépôts à BMO, 1827-2016.