Expositions
Le Service des archives présente régulièrement des expositions de nos collections, en salle et en ligne, pour raconter l’histoire de BMO. Nous souhaitons ainsi vous permettre de mieux comprendre les moments déterminants de notre histoire. Consultez cette page fréquemment pour y découvrir les nouveautés.
Honorer le service, inspirer l’avenir
Le lien de longue date de BMO avec la communauté de la Défense canadienne (CDC) est ancré dans l’histoire de l’organisation et de la nation. Pendant la Seconde Guerre mondiale, de jeunes hommes et femmes ont quitté les succursales de BMO pour servir leur pays, et bon nombre d’entre eux se sont enrôlés dans l’Aviation royale canadienne (ARC). Certains ont effectué des missions dangereuses dans le ciel de l’Europe. D’autres ont renforcé les forces au pays. Certains ont été décorés pour leurs actes de bravoure et d’autres, tragiquement, ne sont jamais revenus.
Dans le cadre de son partenariat avec la Fondation de l’ARC, BMO est fier d’offrir des bourses à de jeunes Canadiens qui poursuivent une carrière qui façonnera l’avenir de l’aviation, de l’innovation et de la résilience nationale. Six de ces bourses ont été nommées en l’honneur d’employés de BMO qui ont servi dans l’ARC pendant la Seconde Guerre mondiale.
Nous félicitons les étudiants canadiens qui ont obtenu ces bourses et rendons hommage à ceux qui les ont précédées. Pour célébrer cette initiative, le Service des archives a préparé des capsules contenant des photos et des documents historiques qui soulignent l’engagement durable de BMO envers la CDC. Parcourez chaque capsule pour découvrir l’engagement de longue date de la Banque auprès de ceux qui ont servi et de ceux qui continuent de répondre à l’appel du devoir. Félicitations aux récipiendaires!
Soutenir l’ARC au pays
Soutenir l’ARC à l’étranger
Lorsque les employés de BMO ont répondu à l’appel
L’effort de guerre au pays
Accueil de nos anciens combattants de retour à la maison
Au service de la cause des Alliés
Nous vous remercions de votre service.
BMO est fier des contributions de son personnel, ancien et actuel.
(Transcrit de Field of Honour : The Second World War 1939-1945 (Au champ d’honneur : La Seconde Guerre mondiale, 1939-1945), publié par la Banque de Montréal)
Sous-lieutenant d’aviation Joseph Frederic Chevalier
« Né à Montréal le 21 février 1921, Joseph Frederic Chevalier a étudié à la Selwyn House School de Montréal et au Ampleforth College, dans le Yorkshire, en Angleterre. Entré à la Banque en août 1938, il a d’abord été affecté à la succursale située à l’angle des avenues Beatty et Verdun, à Verdun, au Québec. Il a ensuite travaillé dans diverses succursales de Montréal ainsi qu’à Valleyfield, au Québec, bureau qu’il a quitté pour s’enrôler dans l’Aviation royale canadienne, en novembre 1940. C’était un fervent adepte des sports, notamment le ski, le hockey, le tennis et la motocyclette, et il a manifesté le même enthousiasme pour ses nouvelles fonctions lorsqu’il est entré dans les Forces aériennes. Après sa formation suivie à Regina (Saskatchewan), à Debert (Nouvelle-Écosse), puis à Macdonald et à Rivers (Manitoba), il a reçu son diplôme d’observateur dans ce dernier centre de formation en juillet 1941, et obtenu sa commission en août, peu de temps avant de partir pour l’Angleterre. Une fois sur place, il a été affecté au 61e Escadron de la Royal Air Force, opérant à partir de North Luffenham, dans le Rutlandshire, et c’est avec cette unité qu’il a participé à de nombreux raids contre l’ennemi. Durant cette période, il est devenu membre du célèbre « Caterpillar Club », auquel l’adhésion était réservée à ceux qui avaient dû quitter leur avion en parachute. À la suite d’une opération de largage de mines sur l’île Terschelling, près de la côte de la Belgique, dans la nuit du 29 mars 1942, son avion n’est pas revenu et il a été porté disparu. Il est aujourd’hui officiellement déclaré “présumé mort” à la suite de cette opération. »
Lieutenant d’aviation Nelson Leslie Gordon
« Né à Bay Roberts, à Terre-Neuve, le 10 juillet 1924, il a terminé ses études à l’école secondaire Canso, à Canso, en Nouvelle-Écosse, où il a participé activement à la production du journal scolaire. À la fin de ses études, il est entré à la succursale North End, à Halifax, en juillet 1941, et y a servi jusqu’en juin de l’année suivante, lorsqu’il s’est enrôlé dans l’Aviation royale canadienne. Il a reçu ses « ailes » au camp Borden, en Ontario, en juillet, I943, et a été promu au rang de pilote-officier avant de partir à l’étranger peu de temps après. Il a participé à de nombreuses opérations et a été pilote dans un escadron Typhoon qui a contribué à la couverture aérienne lors des premiers débarquements en Normandie en juin 1944. Un mois avant son décès, son escadron a effectué une sortie de mitraillage de train au-dessus de l’Allemagne, attaquant avec succès trois trains près de Wesel avant de rentrer, à court de munitions et accompagné d’un autre aéronef gravement endommagé par les contre-attaques antiaériennes. Le pilote de ce dernier, incapable de suivre le reste de l’escadron, a signalé par radio qu’il suivrait seul, mais le lieutenant d’aviation Gordon, bien qu’incapable de tirer, a insisté pour l’accompagner, renonçant ainsi à la protection de son escadron. Alors que le Typhoon endommagé se peinait entre Wesel et la rivière Maas, il a été victime d’une lourde attaque antiaérienne. Malgré ses armes à court de munitions, le lieutenant d’aviation Gordon a plongé aux postes de tir comme s’il les attaquait et, par ses tactiques, a détourné l’attention de l’autre avion qui a échappé aux tirs. Sa promotion au rang de lieutenant d’aviation est entrée en vigueur le 31 janvier 1945, soit la veille de son décès au combat contre l’ennemi. »
Capitaine d’aviation Jack Griffin Lee
« Né à Ingersoll, en Ontario le 19 septembre 1914, il a fréquenté l’école publique Woodstock, le St. Thomas Collegiate Institute et l’Université Western Ontario avant de commencer à travailler pour la Banque en juillet 1933 à la succursale Market Square de London, en Ontario. Il a servi dans plusieurs succursales en Ontario et a été affecté à la succursale de Queen’s Park, à Toronto, puis s’est enrôlé dans l’Aviation royale canadienne en février 1941. À la fin de sa formation à titre d’observateur, il a reçu une commission et a été affecté à titre d’instructeur de navigation à la No. 3 Air Observers School de Regina, en Saskatchewan. Il a aussi servi à Pennfield Ridge, au Nouveau-Brunswick, à Pearce, à Alta et dans d’autres stations canadiennes avant d’aller à l’étranger en novembre 1942. Il a beaucoup servi en Afrique, en Italie, en Angleterre et en Europe et, après avoir effectué de nombreuses missions réussies en tant que navigateur, il s’est vu attribuer les fonctions de chef de navigation du 424e Escadron, un poste qui ne requiert généralement pas de prendre vol. Il était toutefois impatient de retourner dans les airs et a saisi une des premières occasions de participer à une sortie au-dessus du Kattegat, entre le Danemark et la Suède. À la suite de cette opération, qui a eu lieu dans la nuit du 15 octobre 1944, il n’est pas revenu et son équipage et lui ont été considérés comme disparus. Des mois plus tard, nous avons appris que son avion de type Halifax avait été intercepté et abattu près de Holstebro, au Danemark. »
DÉCORÉ :
Croix du Service distingué dans l’Aviation (London Gazette, 13 octobre 1944)
La citation se lit comme suit :
« Pour sa grande bravoure dans l’exercice de ses fonctions au sein du 424e Escadron, A.R.C. Cet officier a effectué de nombreuses opérations contre l’ennemi, au cours desquelles il a invariablement fait preuve de la plus grande force, du plus grand courage et du plus grand dévouement à son devoir. »
Capitaine d’aviation Edward Lapage Robinson
« Né à Vancouver le 17 avril 1910, il a fréquenté les écoles secondaires Lord Roberts et King George, puis a étudié à l’Université de la Colombie-Britannique, à Vancouver. C’est dans cette ville qu’il a commencé sa carrière à la Banque, à la succursale Cordova Street East, en juin 1928, avant de travailler dans plusieurs autres succursales de la Colombie-Britannique. À l’école, il a joué au rugby, mais après avoir obtenu son diplôme, le golf, le tennis et le badminton sont devenus ses principaux centres d’intérêt. Il a acquis une certaine notoriété alors qu’il travaillait à la succursale 16th Avenue & Cambie Street de Vancouver, où, avec l’aide du directeur de la succursale, il a déjoué un braquage en ouvrant le feu sur deux bandits armés qui, de ce fait, ont dû battre en retraite les mains vides. Il travaillait à la succursale Marine Building au moment où il s’est enrôlé dans l’Aviation royale canadienne, en avril 1941. À la fin de sa formation au Canada, il a obtenu une commission et reçu son brevet de pilote, puis il a été affecté à l’escadron aérien No. 145 (Bomber Reconnaissance) Squadron, basé à Torbay (Terre-Neuve). Le 30 octobre 1942, à l’aube, alors qu’il effectuait une patrouille à plus de 550 kilomètres au large des côtes, il a aperçu un sous-marin ennemi qu’il a immédiatement attaqué à coups de charges sous-marines et de tirs de mitrailleuse. Trois charges tombées d’une hauteur de moins de 15 mètres ont fait sauter le sous-marin hors de l’eau, dans laquelle il a ensuite coulé au milieu d’une nappe de pétrole et de grandes quantités de bulles. Pour cette opération difficile et audacieuse, le capitaine d’aviation Robinson a reçu à titre posthume la Croix du service distingué dans l’Aviation. Après avoir participé à de nombreux autres vols de reconnaissance, il a trouvé la mort en effectuant un décollage aux instruments le 2 octobre 1943, lorsque, pour des raisons inexpliquées, l’avion a pris feu et a explosé, tuant instantanément tout l’équipage. »
DÉCORATION POSTHUME
Croix du Service distingué dans l’Aviation
(Gazette du Canada, 26 novembre 1943)
La citation se lit comme suit :
« Cet officier a effectué de nombreuses sorties opérationnelles au cours de la dernière année et a démontré être un pilote très compétent. Lors d’un ratissage opérationnel récent, il a détecté un sous-marin ennemi qui faisait surface. Le capitaine d’aviation Robinson a pris position et a été en mesure d’effectuer une attaque parfaite qui, croit-on, a détruit le sous-marin. Son excellent travail a inspiré la confiance en son équipage. »